Le grand secret de Kebec
1. Étape 1 : 1534-1608
Résumé :
Jacques Cartier, comme plusieurs navigateurs européens de son époque, cherche un nouveau passage vers l’Asie pour le commerce des épices. Il arrive sur le site de Gaspé en mai 1534 et y rencontre le chef iroquois Donnacona, venu de Stadaconé (un village situé près du site actuel de la ville de Québec) pour y pêcher. L’année suivante, Cartier revient avec 110 hommes et trois navires. Durant l’hiver, plusieurs de ses hommes sont atteints mortellement du scorbut, mais la majorité de l’équipage est sauvée par les autochtones, qui soignent les Européens avec des infusions d’annedda, probablement du cèdre blanc (thuja occidentalis).
François 1er, roi de France, est enthousiasmé par les récits qu’il entend de ces voyages, et veut établir une colonie dans cette « contrée fabuleuse ». Jacques Cartier y retourne une troisième fois avec cinq navires en 1541, sous les ordres du lieutenant-colonel de Roberval. La mission est un échec. Le temps passe…
Quelque soixante ans plus tard, en 1603, Samuel de Champlain, militaire, navigateur et cartographe accompagne cette année et les années subséquentes les tenants du monopole de la traite en Acadie. Champlain effectue plusieurs voyages où il dessine le fleuve Saint-Laurent, explore l’Acadie et les côtes du Maine. Enfin, en 1608, il construit près de Stadaconé une habitation de bois qui sert à la fois de résidence, de fort et de magasin pour la nourriture et la fourrure. Ce petit comptoir de traite est promis à un grand avenir…
Donnacona
Crédits - E1I1 - DonnaconaDonnacona, chef des Iroquois du Saint-Laurent (mort en France probablement en 1539). Représentant du chef du village de STADACONA (près de Québec) durant les voyages de Jacques CARTIER (1534-1536), il proteste lorsque ce dernier érige sa croix à Gaspé, en juillet 1534. Capturé, puis fêté par Cartier, il accepte que ses fils Domagaya et Taignoagy accompagnent Cartier en France. En 1535, Cartier atteint Stadacona et, en dépit des suppliques de Donnacona, poursuit jusqu’à HOCHELAGA (Montréal). Se sentant trahi, Donnacona rompt les relations et laisse les Français se débrouiller seuls durant l’hiver suivant. Cartier profite d’une dispute entre Donnacona et un rival pour attirer celui-ci dans une réunion, le capturer, lui et ses fils (10 prisonniers en tout) et les ramener en France. Donnacona est présenté au roi François 1er, à qui il rapporte les légendes qui couraient au sujet d’un riche royaume du Saguenay. La mort de Donnacona en France envenime davantage les relations entre les Français et les habitants de Stadacona.
Maison longue
Crédits - E1I2 - Maison longueAu XVIIe siècle, la maison longue est faite de perches flexibles enfoncées dans le sol, recourbées vers le centre et liées les unes aux autres. La structure est renforcée par des perches horizontales et recouverte d’écorce de cèdre (chez les Hurons) et d’écorce d’orme (chez les Iroquois). On installe ensuite des plates-formes de couchage sur toute la longueur du bâtiment. L’allée centrale permet de faire un feu pour cuisiner ou se réchauffer. Une maison longue accueille généralement deux familles.
Pêche à l’anguille
Crédits - E1I3 - Pêche à l’anguilleLorsque Champlain arrive sur le site actuel de la ville de Québec, les nomades algonquiens viennent y pêcher l’anguille et faire du troc. Ils utilisent alors la technique de pêche à fascines. Jadis, l’anguille se retrouvait en abondance dans le Fleuve Saint-Laurent.
Calumet de la paix
Crédits - E1I4 - Calumet de la paixLes autochtones font usage d’un mélange aromatique de tabac et d’herbes pour fumer le calumet, un rituel qui accompagne tous les gestes importants de la vie.
Jacques Cartier
Crédits - E1I5 - Jacques CartierNé en 1534 à Saint-Malo en Bretagne, Jacques Cartier effectue trois voyages au Canada en 1534, 1535 et 1541. Le 24 juillet 1534, il érige une croix de 30 pieds de haut sur le site de Gaspé et revendique la région pour le Roi de France François 1er. Cartier est ainsi le premier navigateur à revendiquer officiellement le territoire et à le nommer «Canada», terme iroquoien signifiant probablement «village». Malgré ses efforts, Cartier ne parvient pas à implanter une colonie dans le territoire qu’il a découvert. Il meurt à Saint-Malo en 1557.
Canot algonquin
Crédits - E1I6 - Canot algonquinLes embarcations des Algonquins et des autres nations autochtones sont remarquables à plus d’un titre. Les premiers Européens se rendent rapidement compte que leur légèreté et leur polyvalence leur permettent d’explorer le territoire mieux qu’aucun autre moyen de transport. Ils les adoptent rapidement.
Astrolabe
Crédits - E1I7 - AstrolabeDestiné à la navigation pour mesurer le soleil à son zénith en position verticale, cet astrolabe peut également être utilisé horizontalement comme instrument d’arpentage. Attribué à Champlain, cet astrolabe est le plus petit des 35 astrolabes nautiques de cette période qui sont parvenus jusqu’à nous, et le seul de cette époque qui provienne de France.
Perles de verre
Crédits - E1I8 - Perles de verreLes « matachias » ou fils de couleurs vives décorés de grains de bois, de céramique ou de verroteries, ont une grande valeur chez les autochtones. Les femmes s’en parent en de nombreuses occasions : pour les cérémonies, les mariages, les danses, les festins, le retour des guerriers, les funérailles, etc.
2. Étape 2 : 1608-1662
Résumé :
Champlain baptise son petit comptoir de traite « Québec » qui en langue autochtone, Kebec signifie : « Là où le Fleuve rétrécit ». Champlain veut en faire un établissement permanent, éloigné de la concurrence de Tadoussac, qui servira de comptoir pour traiter avec les autochtones de l’intérieur du continent afin d’obtenir des fourrures, très convoitées par les Européens.
Il faut dire que Québec a de nombreux avantages : du haut du promontoire, le cap Diamant, on peut observer et contrôler les allées et venues sur le Fleuve Saint-Laurent. De plus, le site se trouve à proximité de plusieurs nations autochtones, on peut le défendre aisément, et il peut être ravitaillé par les navires transatlantiques, car son havre naturel est sécuritaire.
Rapidement, les nomades algonquiens et les membres de la nation Huronne Wendat viennent y échanger des fourrures contre des produits européens. Cependant, vingt ans après sa fondation, Québec ne compte encore que 76 habitants. Le peuplement s’accentue lorsque la compagnie des Cent-Associés (cent actionnaires qui ont comme mission d’établir l’Empire français en Amérique du Nord) nomme Charles Huault de Montmagny au poste de gouverneur. Celui-ci fait tracer des routes et le château Saint-Louis, tandis que des congrégations religieuses (les Ursulines, les Augustines et les Jésuites) fondent les premières institutions de la colonie. Autour de Québec, le territoire est divisé en seigneuries. Vers 1660, environ 550 personnes vivent en ville, tandis que l’arrière-pays compte 3 200 habitants au recensement de 1666.
Commerce des fourrures
Crédits - E2I1 - Commerce des fourruresChamplain ouvre en 1608 un établissement permanent qui sert de comptoir pour traiter avec les autochtones de l’intérieur du continent afin d’obtenir des fourrures, très convoitées par les Européens. Rapidement, les nomades algonquiens et les membres de la Nation Huronne Wendat viennent y échanger des fourrures contre des produits européens.
Castor
Crédits - E2I2 - CastorChez les Autochtones, le castor symbolisait « le bâtisseur et le travailleur ». On le chassait pour sa fourrure et on utilisait ses reins pour soigner certaines maladies, dont l’arthrite et les rhumatismes. Avant la fondation de la ville de Québec, la traite des fourrures n’était qu’un complément à l’industrie de la pêche.
Écritoire
Crédits - E2I3 - ÉcritoireSamuel de Champlain et les commis des compagnies tiennent les livres de compte et rédigent lettres et rapports. Ils pèsent et distribuent aussi les marchandises de traite et les vivres. Cette exceptionnelle écritoire en « potin » (étain et plomb) en est la preuve.
Verre
Crédits - E2I4 - VerreLéger, fragile et de teinte verdâtre, le «verre de fougère» dont sont faits ces verres tire son nom des cendres de fougère, riches en potasse. La découverte de ces artefacts dans l’habitation de Québec montre que les Français n’avaient pas oublié d’amener du vin de leur pays d’origine…
Pot de cuisson
Crédits - E2I5 - Pot de cuissonDans les cuisines européennes, les pots à cuire et les marmites de terre occupent une place importante. Ils servent à mijoter soupes, potages, potées et ragoûts. On peut y cuire la poule au pot, une recette popularisée par le roi Henri IV lui-même, où l’on farcit un poulet avec des œufs, du pain, du persil et du foie avant de le faire cuire.
Louis-Esprit Hébert
Crédits - E2I6 - Louis-Esprit HébertL’apothicaire Louis Hébert est considéré comme le premier colon de la Nouvelle-France. Il est établi à Québec depuis cinq ans lorsqu’il demande que ses droits de propriété soient reconnus sur « une certaine portion de terre comprise dans l’enceinte d’un clos au lieu de Québec ». Le duc de Montmorency, vice-roi de la Nouvelle-France, accède à cette demande : une première seigneurie lui est concédée en fief en 1623. Hébert peut désormais « en disposer pleinement et paisiblement comme il verra bon être. »
Ferme en 1627
Crédits - E2I7 - Ferme en 1627En 1626, Samuel de Champlain décide de construire une ferme consacrée à l’élevage du bétail nécessaire à l’alimentation des résidents de l’habitation de Québec. Les basses terres du cap Tourmente sont l’endroit idéal pour cette ferme, puisque Champlain y fait faire la récolte du fourrage depuis 1623.
Portrait de Champlain
Crédits - E2I8 - Portrait de ChamplainEsprit scientifique, administrateur et organisateur hors pair, écrivain, dessinateur, cartographe et ethnographe, Champlain est le fondateur de la ville de Québec, est également un soldat expérimenté et un navigateur consommé. Durant sa carrière canadienne, Samuel de Champlain a traversé 22 fois l’Atlantique, parcouru 35 000 kilomètres et séjourné sur les rives du Saint-Laurent en toutes saisons, jusqu’à sa mort, à Québec, le jour de Noël 1635.
Seconde habitation
Crédits - E2I9 - Seconde habitationL’habitation est un comptoir qui se spécialise dans le trafic des fourrures. Ses bâtiments logent commis, facteurs, commissionnaires, trafiquants en fourrures, interprètes, soldats, capitaines de navires, marins et ouvriers. Ses magasins servent à l’entreposage des fourrures, des marchandises de traite et des provisions nécessaires à la survie de la colonie. Hors de ses murs, un boulanger et un serrurier armurier habitent des maisons individuelles.
Scène de vie dans l’habitation
Crédits - E2I10 - Scène de vie dans l’habitationBon vivant, Champlain apprécie la bonne nourriture et la convivialité des repas. Ancien maréchal des logis dans l’armée de Bretagne, il a l’habitude de la vie en garnison dans les régions éloignées. Pour entretenir la bonne entente entre ses hommes, il crée « L’Ordre de bon temps », où chaque jour, un homme part chasser pour nourrir la communauté. Champlain crée aussi un rituel entourant les repas, favorisant ainsi la santé et le moral de ses compagnons d’hivernage à Port-Royal.
3. Étape 3 : 1663-1759
Résumé :
Québec devient la capitale de la Nouvelle-France en 1663. Centre administratif, judiciaire et commercial, la ville joue aussi un rôle important sur le plan religieux et militaire. Le régiment de Carignan s’installe avec ses 1 300 hommes. À eux seuls, ils constituent le tiers de la population! La paix s’installe avec les tribus iroquoiennes.
Le roi Louis XIV s’intéresse à la Nouvelle-France et le peuplement progresse. Les Filles du Roi viennent par centaines s’établir en Nouvelle-France pour y prendre mari et fonder des familles. L’intendant Jean Talon encourage les mariages et les naissances. La population grandit, le commerce s’intensifie. Pendant ce temps, les nations européennes vivent une période de conflits incessants. La France veut des fourrures, mais aussi du bois pour les mâts de ses navires.
Vers 1750, boisés, villages, champs en culture et pâturages entourent Québec et ses 6 000 habitants. La ville possède des remparts et des fortifications conçus par l’ingénieur français Chaussegros de Léry. On a construit de riches maisons de maçonnerie dans le centre et des bicoques dans les faubourgs. Les habitants se procurent des marchandises de France et vendent leurs produits agricoles et leur bois de chauffage aux deux marchés de la ville.
Cependant, la rivalité avec les colonies anglaises de la Nouvelle-Angleterre pour le commerce des fourrures et des zones de pêche s’accentue. Une imposante flotte britannique, commandée par James Wolfe, jette l’ancre près de Québec en juin 1759. Après quelques insuccès, ses troupes débarquent à l’Anse-au-Foulon, escaladent la falaise, occupent les hauteurs d’Abraham et remportent la victoire sur l’armée française et le général Montcalm. Cinq jours plus tard, la capitale de la Nouvelle-France capitule.
Jean Talon
Crédits - E3I1 - Jean TalonEnvoyé par Colbert en Nouvelle-France en 1665, l’intendant Jean Talon contribue au développement de la colonie en favorisant le peuplement et en encourageant le défrichement et la culture des terres. Il distribue des terres aux immigrants, favorise la venue de gens de métiers et d’apprentis, supervise l’installation des colons et le développement de nouvelles industries. Talon veille également à pourvoir les Filles du Roi et munit d’une dot les filles destinées à devenir épouses d’officiers.
Filles du Roi
Crédits - E3I2 - Filles du RoiLes Filles du Roi sont des jeunes femmes envoyées en Nouvelle-France par Louis XIV pour prendre mari et établir une famille afin de coloniser le territoire. Elles sont, pour la plupart, originaires du nord-ouest de la France. Filles de condition modeste, sans fortune, élevées dans des couvents, elles arrivent en Nouvelle-France en septembre 1663. Elles sont entre 200 et 300 et ont été sélectionnées une à une par les religieuses pour leur bonne santé. Vingt ans plus tard, elles font tripler la population !
Radisson
Crédits - E3I3 - RadissonPierre-Esprit Radisson est le plus célèbre des coureurs de bois de la Nouvelle-France. Il est encore un adolescent lorsqu’il arrive en 1652. L’année suivante, il est capturé lors d’un raid Iroquois… et adopté par ses ravisseurs. Radisson se familiarise alors avec leurs coutumes et leur mode de vie. Deux ans plus tard, il parvient à s’évader. Recruté par Médard Chouart des Groseilliers, il sillonne les régions du Lac Michigan et du Lac Supérieur à la recherche de fourrures. À leur retour en 1660, les deux amis ramènent une cargaison de fourrures sur plus de 100 canots qui leur est confisquée. Radisson changera plusieurs fois d’allégeance pour financer ses voyages. On lui attribue la découverte de la Baie d’Hudson. Il meurt à Londres, sans le sous.
Carte à jouer et monnaie
Crédits - E3I4 - Carte à jouer et monnaieLa Nouvelle-France ne peut imprimer de monnaie et manque de liquidités. Pour commercer, on effectue du troc, et l’on emploie les cartes à jouer comme monnaie d’échange. De fait la monnaie de cartes est d’abord utilisée comme une mesure temporaire par l’intendant De Meulles à compter de 1685 qui attribue une valeur à des cartes à jouer le temps que les navires arrivant de France apportent les montants prévus par les budgets du ministère de la Marine, responsable de la colonie. Ces cartes qui ont des valeurs différentes servent à payer les dépenses courantes de l’État et en principe doivent être retirées de la circulation lorsque les sommes du budget arrivent de France.
Corne à poudre
Crédits - E3I5 - Corne à poudreLa corne à poudre, indispensable aux chasseurs et aux militaires, permet de conserver la poudre bien au sec. La plus grosse extrémité est fermée par un disque de bois avec un bouton en forme d’ogive; la plus petite est fermée par un cône de métal avec une tige à ressort pour contrôler le débit de la poudre. La corne à poudre se porte en bandoulière.
Fusil
Crédits - E3I6 - FusilFusil grenadier français, fabriqué à Saint-Étienne selon le modèle de 1728, de la collection de Parcs Canada.
Canon à couleuvrine
Crédits - E3I7 - Canon à couleuvrineDes canons à couleuvrine, nettement plus puissants que ceux dont disposait Champlain en 1629, desservent la plate-forme près du fleuve. Ils tirent des boulets de 5 et 6 livres, et leur portée est d’environ 450 mètres.
Balles de fusil
Crédits - E3I8 - Balles de fusilDes boulets, des balles et des pierres à fusil ont été trouvés par les archéologues sur le site de la seconde habitation de Québec. Cela suppose une grande variété d’armes à feu dès le début du XVIIe siècle. De couleurs et de dimensions variées, les pierres à fusil se divisent en deux groupes, selon qu’elles ont été façonnées à partir d’un éclat ou d’une lame. Balles de mousquet, vers 1630.
4. Étape 4 : 1760-1790
Résumé :
En avril 1760, le maréchal de Lévis remporte la bataille de Sainte-Foy. Cependant, l’arrivée de renforts britanniques oblige l’armée française à se replier sur Montréal qui capitule à son tour, en septembre 1760. Trois ans plus tard, à la signature du traité de Paris, la plupart des possessions françaises d’Amérique du Nord sont cédées à la Grande-Bretagne. Dès 1764, on publie à Québec, La Gazette de Québec, le premier journal à être publié en Amérique du Nord.
Les Britanniques doivent lutter jusqu’en 1766 contre des tribus autochtones alliées à la France qui se révoltent sous la direction du chef Pontiac. Le gouvernement britannique fait voter l’Acte de Québec, qui constitue une charte des droits des francophones et qui agrandit le territoire de la province jusqu’aux Grands Lacs. On reconnaît les lois civiles françaises et l’on accorde aux catholiques le droit de pratiquer leur religion.
La France annonce officiellement qu’elle soutient les colonies américaines dans leur guerre pour l’indépendance contre l’Angleterre. Le marquis de La Fayette mène des batailles importantes. La victoire est acquise en 1781 et le traité de Versailles, qui procure l’indépendance aux États-Unis, est signé en 1783. L’intervention de la France ne va pas plus loin : elle a définitivement renoncé au Canada.
Carte de la Nouvelle-France
Crédits - E4I1 - Carte de la Nouvelle-FranceCette carte de Jacques Covens, établie entre 1720 et 1740, montre la Nouvelle-France à son apogée, puisqu’elle englobe, avec la Louisiane, la quasi-totalité de l’Amérique du Nord! On voit aussi que les proportions de cet immense territoire manquent de réalisme, et que la côte ouest du continent demeure encore une énigme.
Traité de Paris
Crédits - E4I2 - Traité de ParisLe traité de Paris de 1763 met fin à une longue guerre entre la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne, guerre que certains qualifient de première guerre mondiale puisqu’elle se déroule sur quatre continents. Aux termes du traité, la Grande-Bretagne obtient de la France l’île Royale (île du Cap-Breton) et le Canada, y compris le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi. La France conserve des droits de pêche à Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent. Elle acquiert Saint-Pierre-et-Miquelon et recouvre ses possessions dans les Antilles, ses comptoirs en Inde et son poste de traite des esclaves sur l’île de Gorée au Sénégal. Conformément à la capitulation conditionnelle de 1760, la Grande-Bretagne garantit une liberté de religion aux Canadiens.
Guy Carleton / Lord Dorchester
Crédits - E4I3 - Guy Carleton / Lord DorchesterOfficier militaire britannique, gouverneur du Québec de 1768 à 1778 et de 1785 à 1795, Lord Guy Carleton de Dorchester sert sous les ordres du général Wolfe lors de la prise de Québec et devient gouverneur de la province après que les marchands britanniques ont écarté son prédécesseur, James Murray. Dorchester est sympathique aux Canadiens français et appuie leurs efforts pour restaurer le droit civil français. Il est en grande partie responsable de l’Acte de Québec, qui a permis de protéger les lois et les coutumes françaises.
Palais de l’Intendant
Crédits - E4I4 - Palais de l’IntendantLe site archéologique du palais de l’Intendant se trouve en plein cœur de la ville de Québec. Les recherches effectuées par l’Université Laval ont permis de reconstituer le riche passé de ce lieu. Le site du premier palais a connu diverses occupations : brasserie de Jean-Talon de 1668 à 1675, palais de l’Intendant de 1684 à 1713, magasins et prison de 1716 à 1769, habitation domestique et boulangerie de 1760 à 1852, et brasserie Boswell de 1852 à 1971. Enfin, de 1982 à 1991, c’est un parc urbain et une école de fouilles.
Construction navale
Crédits - E4I5 - Construction navaleSous le régime français, Québec sert de port d’exportation pour des mâts et des espars de même que du bois équarri à destination des chantiers navals français. Ceci débute sous Jean Talon, connaît un regain dans les années 1690 mais ce commerce ralentit durant les années 1710 à 1739. À compter de cette date, Québec devient l’équivalent d’un arsenal français qui relève de Rochefort et on y construit des navires de guerre pour la marine française. Après la cession du Canada à l’Angleterre, la construction navale militaire est chose du passé car la construction navale militaire s’effectue dorénavant dans les chantiers britanniques. Seuls les petits navires pour les besoins de la marine coloniale sont construits à Québec, sans mentionner la construction navale privée.
Page de La Gazette de Québec
Crédits - E4I6 - Page de La Gazette de QuébecNouvelles étrangères, correspondances anonymes, documents officiels et annonces constituent la trame de La Gazette de Québec, le premier journal à être publié en Amérique du Nord (1764). On y annonce notamment l’arrivée et la provenance des bateaux, et l’on décrit leur cargaison et ce qui sera mis en vente sur les quais.
5. Étape 5 : 1791-1839
Résumé :
En 1791, Londres crée deux entités régionales : le Haut-Canada (l’Ontario, où vivent 15 000 Anglais loyalistes venant des États-Unis) et le Bas-Canada (le Québec et ses 160 000 Canadiens). La ville de Québec grandit : elle compte 20 000 habitants, plus que Montréal, et environ un cinquième de sa population est constitué de militaires britanniques. En 1804, on y construit la Holy Trinity, la première église anglicane à l’extérieur de la Grande-Bretagne.
La colonie prospère grâce à la fourrure et au blé. Cependant, une série de mauvaises récoltes et l’effondrement du commerce des fourrures la plongent dans de graves difficultés pendant quelques années. Elle reprend son élan avec l’industrie du bois, dont la Grande-Bretagne a besoin pour sa flotte afin de lutter contre Napoléon et l’armée française.
Durant la guerre de 1812 à 1814 contre les Américains, le chef autochtone Tecumseh s’allie aux Canadiens, et le régiment canadien français des Voltigeurs, commandé par Charles-Michel de Salaberry, repousse victorieusement les Américains le long de la rivière Châteauguay. Mais la population canadienne est mécontente; elle veut des représentants élus plutôt qu’un gouverneur imposé par Londres. Le Bas-Canada prend les armes avec à sa tête Louis-Joseph Papineau, député et chef du Parti Canadien. Son groupe, les Patriotes, est écrasé. Le Haut-Canada, mené par William Mackenzie, se révolte aussi, sans plus de succès.
L’immigration se poursuit et s’accroît sans cesse… Les Anglais, les Écossais et les Irlandais arrivent en grand nombre dans le port de Québec. Il y en a 50 000 en 1831, et 66 000 l’année suivante ! Cependant, le choléra fait des milliers de victimes. Une station de quarantaine est construite à Grosse Île, à quelque 50 kilomètres en aval de Québec.
Calèche
Crédits - E5I1 - CalècheÀ Québec au début du XIXème siècle, on roule en phaéton, en charrette, en traîne, en diligence, et bien sûr en calèche. Cette dernière est tirée par un seul cheval tandis que sa cousine, la carriole, en possède deux. Artisans et menuisiers rivalisent d’ingéniosité pour construire des modèles qui feraient bonne figure même à Londres.
Uniformes de 1791
Crédits - E5I2 - Uniformes de 1791Les uniformes de l’armée britannique apparaissent en grand nombre dans les rues de Québec. Pendant quelque temps, le tiers de la population de la ville est constituée de militaires.
William Price
Crédits - E5I3 - William PriceWilliam Price est sans conteste l’un des grands entrepreneurs canadiens du XIXème siècle. Arrivé au Canada en 1810 comme agent acheteur de bois de construction pour la marine britannique, il entreprend l’exploitation du bois à son compte dès 1816 et crée la William Price and Company. En 1842, il achète les propriétés de la Société des 21 au Saguenay et s’associe avec Peter McLeod pour exploiter les scieries de Chicoutimi. Bientôt, il porte le titre de «roi du bois». Plus tard, Price s’associe à trois de ses fils et crée la William Price and Sons. William Price meurt le 14 mars 1867 à l’âge de 78 ans. Ses fils lui succèdent à sa mort en créant la Price Brothers and Company.
Bateau poussant du bois sur le Saint-Laurent
Crédits - E5I4 - Bateau poussant du bois sur le Saint-LaurentTout au long du XIXème siècle, Québec constitue un port de première importance pour l’exportation du bois destiné à la construction navale en Angleterre. Le blocus continental européen de Napoléon oblige les Britanniques à se tourner davantage vers les forêts du Québec. Une fois le blocus levé, l’Angleterre maintient des tarifs préférentiels pour le bois du Canada, notamment celui en provenance de Québec.
Voltigeurs
Crédits - E5I5 - VoltigeursLe régiment canadien français des Voltigeurs en mars 1813.
Soldat britannique
Crédits - E5I6 - Soldat britanniqueSoldat et officier de la compagnie légère du 60e régiment d’infanterie britannique vers 1800.
6. Étape 6 : 1840-1900
Résumé :
Lorsque la vapeur remplace la voile, Américains et Britanniques sont de plus en plus nombreux à visiter Québec, la « Gibraltar d’Amérique » selon l’appréciation de Charles Dickens. Ils sont fascinés par la citadelle surplombant le cap Diamant et par le site pittoresque de la ville. Il faut dire que les fortifications de Québec sont remarquables en Amérique du Nord. Lord Dufferin, troisième gouverneur général du Canada, décide de les préserver et de les mettre en valeur en faisant construire les portes Saint-Louis et Kent. Lord Dufferin devient ainsi l’initiateur du premier chantier patrimonial canadien : ce faisant il contribuera à conserver l’un des attributs qui permettra l’inscription de la ville de Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En 1865, quand Ottawa devient la nouvelle capitale du Canada-Uni, plusieurs centaines de fonctionnaires et d’hommes politiques accompagnés de leur famille s’expatrient, bientôt suivis par le départ de la garnison britannique et ses 3 000 soldats. Deux ans plus tard, Québec devient capitale de la province de Québec. Entre 1860 et 1900, la population de Québec n’augmente que de 12 000 habitants.
L’ère industrielle redonne à Québec sa vitalité. Le secteur des services et le commerce de gros et de détail se développe. On vient de toute la région pour faire des emplettes dans les grands magasins de la ville. Des hommes d’affaires mettent sur pied le premier carnaval d’hiver, quelques mois après l’ouverture, en 1893, du plus grand hôtel de la région : surplombant le Saint-Laurent, le Château Frontenac constitue désormais la figure de proue d’une industrie dynamique : nul hôtel ne sera autant photographié durant le XXe siècle ! Son style «château» — tours et tourelles, lucarnes, cheminées et toits en pente abrupte — est bientôt connu de tous les Canadiens et il fait école jusque dans les montagnes Rocheuses… Le Banff Springs Hôtel reprend la même architecture qui marie le style des châteaux de la Loire et ceux des manoirs écossais.
Incendie de la ville de Québec
Crédits - E6I1 - Incendie de la ville de QuébecLa nuit du 28 juin 1845, un incendie majeur se déclare dans le faubourg Saint-Jean à Québec. Les flammes courent et se propagent de maison en maison, laissant plusieurs milliers de personnes à la rue. Au total, près de 1 300 demeures sont détruites. Un mois auparavant, le faubourg Saint-Roch avait été victime d’une catastrophe similaire.
Camion d’incendie
Crédits - E6I2 - Camion d’incendieFabriqué en Angleterre, ce camion de pompier fonctionnant à la vapeur était, à l’époque, à la fine pointe de la technologie.
Château Frontenac
Crédits - E6I3 - Château FrontenacEn 1893, c’est l’ouverture du plus grand hôtel de la région. Surplombant le Saint-Laurent du haut du Cap Diamant, le Château Frontenac constitue désormais la figure de proue d’une industrie dynamique : nul hôtel ne sera autant photographié durant le XXe siècle ! Son style «château» — tours et tourelles, lucarnes, cheminées et toits en pente abrupte — créé par l’architecte Bruce Price a fait école jusque dans les montagnes Rocheuses…
Escalier Casse-Cou
Crédits - E6I4 - Escalier Casse-CouL’Escalier Casse-Cou, le plus ancien escalier de Québec, apparaît sur les plans de la ville dès 1660. En 1885, l’illustre escalier de bois est remplacé par un escalier de fer. Revu et rénové, l’escalier actuel date de 1968. Auparavant connu sous le nom d’«escalier Champlain», «escalier du Étapeux» ou encore «escalier de la Basse-Ville», cet escalier est un important point de liaison entre la haute et la basse ville.
Terrasse Dufferin
Crédits - E6I5 - Terrasse DufferinInaugurée en 1879, la terrasse Dufferin donne à Québec un air de station balnéaire. Longue de 671 mètres, elle demeure un lieu de rendez-vous très populaire et l’une des principales attractions de la ville. L’architecte Charles Baillargé a dessiné les plans des lampadaires de fonte et les kiosques. La terrasse a été construite en l’honneur de Lord Dufferin, troisième gouverneur général du Canada et responsable de la préservation et de la rénovation des fortifications de la ville, conçues au siècle précédent par l’architecte français Chaussegros de Léry. Lord Dufferin est ainsi l’initiateur du premier chantier patrimonial canadien. En préservant les fortifications de la démolition, il aura contribué à conserver le cachet du Vieux-Québec, ce qui permettra l’inscription de la ville de Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Octave Crémazie
Crédits - E6I6 - Octave CrémazieOctave Crémazie est l’un des plus importants écrivains romantiques du Canada français. Après ses études au Petit Séminaire de Québec, il fonde avec son frère une « Librairie ecclésiastique » qui devient un véritable centre culturel. En 1850, il fait un premier voyage en Europe et fréquente les salons littéraires. Vers 1860, les plus grands auteurs québécois se rencontrent dans l’arrière-boutique de sa librairie, qui fait cependant faillite en 1862. Endetté, Crémazie s’enfuit pour Paris. Ses poèmes sont enfin réunis en 1864 dans le recueil Littérature canadienne de 1850 à 1860.
Port de Québec
Crédits - E6I7 - Port de QuébecQuébec entreprend la modernisation de ses installations portuaires. Elle veut sa part du commerce du blé en devenant le principal débouché des exportations de l’Ouest canadien. En 1877, on entreprend la construction d’une jetée de pierre de plus de 1 000 mètres qui délimite deux bassins où les bateaux peuvent accoster en tout temps. On ajoute des voies ferrées, des silos à grains et des entrepôts, puis, dans les années 1920, un deuxième secteur portuaire, à l’Anse-au-Foulon.
7. Étape 7 : 1900-1945
Résumé :
Au début du siècle, Québec est l’une des principales villes industrielles du Canada. On développe de nouveaux quartiers modernes, faciles d’accès depuis l’avènement du tramway électrique, avec des maisons alignées et de larges rues, comme à Limoilou et à Montcalm. En 1908, pour commémorer le 300e anniversaire de la ville, le parc des Champs-de-Bataille, qui regroupe les plaines d’Abraham et le parc des Braves (cent huit hectares de plaines et de vallons légués par le gouvernement canadien), est aménagé afin d’honorer la mémoire des combattants français et anglais.
Le rayonnement industriel de la capitale attire des ouvriers des campagnes environnantes. Les voies ferrées et les routes contribuent à tisser des liens étroits entre la ville et sa région. Jusqu’en 1931, la population urbaine fait plus que doubler, passant de 69 000 à 150 000 habitants. Des centaines de manufactures et d’ateliers emploient des milliers de travailleurs, notamment dans le secteur de la chaussure. Les fabriques de corsets, de meubles et de produits du tabac contribuent à la croissance de la ville, de même que les usines d’armement et de munitions pendant les deux grandes guerres mondiales.
C’est d’ailleurs durant la Seconde guerre mondiale que W. L. Mackenzie King, Premier ministre du Canada, accueille à deux reprises le Premier ministre britannique Winston S. Churchill et le président américain Franklin D. Roosevelt au Château Frontenac pour préparer le débarquement en Normandie et coordonner leurs plans d’après-guerre. Cette rencontre change le cours de l’histoire du monde.
Monteur d’acier autochtone
Crédits - E7I1 - Monteur d’acier autochtonePour construire le pont de Québec, une majorité d’employés est recrutée parmi les autochtones, en particulier dans la communauté de Kahnawake, à la faveur de la grande capacité physique de ces derniers et de leur aptitude à travailler dans les hauteurs.
Escalier Lépine
Crédits - E7I2 - Escalier LépineLa meilleure façon de découvrir Québec est sans conteste la marche à pied. Près de 30 escaliers relient la basse à la haute ville. On en répertorie déjà 28 en 1986. Tous sont des témoins privilégiés de l’histoire locale. Et plusieurs, par leur élégance et la qualité de leur construction, peuvent être vus comme des éléments essentiels du patrimoine de la ville.
L’escalier Lépine, conçu par Charles Baillargé, ingénieur à la Ville de Québec de 1866 à 1898, qui a aussi conçu les plans de la terrasse Dufferin.
Pont de Québec
Crédits - E7I3 - Pont de QuébecLa construction du pont de Québec débute officiellement en 1900. Le pont de type cantilever, système choisi parce qu’il permet des portées plus grandes entre les piliers, est encore aujourd’hui le plus long du genre au monde. On termine la construction du pont en 1917, malgré les deux effondrements survenus en 1907 et en 1916.
Château Frontenac
Crédits - E7I4 - Château FrontenacL’imposante silhouette du Château Frontenac rappelle que la grande aventure du chemin de fer canadien a également abouti à Québec. Par la volonté de William Van Horne, président du Canadien Pacifique, on a construit ici « l’hôtel dont on parlera le plus au monde ». Van Horne avait raison. Nul hôtel n’a été autant photographié durant le XXe siècle. Son style « château » — tours et tourelles, lucarnes, cheminées et toits en pente abrupte — est connu de tous les Canadiens et il a fait école jusque dans les montagnes Rocheuses: le Banff Springs Hotel reprend la même architecture qui marie le style des châteaux de la Loire et ceux des manoirs écossais.
Conférence de 1943 et 1944
Crédits - E7I5 - Conférence de 1943 et 1944Durant la Seconde guerre mondiale, W. L. Mackenzie King, Premier ministre du Canada, accueille à deux reprises le Premier ministre britannique Winston S. Churchill et le président américain Franklin D. Roosevelt au Château Frontenac pour préparer le débarquement en Normandie et coordonner leurs plans d’après-guerre. Cette rencontre a changé le cours de l’histoire du monde…
L’industrialisation de la ville
Crédits - E7I6 - L’industrialisation de la villeAu début du siècle, la ville de Québec est l’une des principales villes industrielles du Canada. Les voies ferrées et les routes contribuent à tisser des liens étroits entre la ville et sa région. En 30 ans, la population urbaine fait plus que doubler, passant de 69 000 à 150 000 habitants en 1931. L’industrie des pâtes et papiers est florissante ; les fabriques de corsets, de meubles, de chaussure et de produits du tabac contribuent à la croissance de la ville, de même que les usines d’armement et de munitions pendant les deux grandes guerres mondiales. On vient de loin pour faire ses emplettes dans les grands magasins de Québec ! À partir des années 1930, le tourisme devient aussi l’une des principales industries de la région.
8. Étape 8 : 1945-2008
Résumé :
Québec oriente son activité économique vers les services, la finance, les assurances et le commerce. À partir des années 1960, la fonction publique du gouvernement du Québec devient aussi un secteur privilégié d’emplois. Sa croissance provoque même un boom économique dans les domaines de la construction, du commerce et des services. Le secteur touristique est, lui aussi, en pleine expansion.
Dès le début des années 80 se développent les technologies de pointe. Avec le concours de l’Université Laval, la plus ancienne université du Canada, des centres de recherche s’ouvrent en optique, photonique, laser, biotechnologie et pharmacologie. L’institut national d’optique devient un leader mondial en optique et photonique et contribue au rayonnement technologique de la ville.
Depuis une quinzaine d’années, Québec s’est refait une beauté en revitalisant son ancien centre-ville, le quartier Saint-Roch. Aujourd’hui, il attire de nouveaux résidants, des entreprises, des institutions et des commerces. On a réaménagé la place de la Gare et les abords de l’Hôtel du Parlement, redonnant ainsi à la capitale du Québec, ville du Patrimoine mondial de l’Unesco, ses lettres de noblesse. Pour son 400e anniversaire, Québec retrouve aussi sa vocation fluviale en réaménageant ses berges. La Nation Huronne Wendat est la nation-hôte des célébrations.
Carrefour économique
Crédits - E8I1 - Carrefour économiqueCulture, tourisme, haute technologie et technologies de l’information… De plus en plus, la ville de Québec diversifie ses activités économiques. La capitale de la province de Québec est située au cœur d’une agglomération de 700 000 personnes qui constitue le deuxième plus important pôle économique du Québec et le septième au Canada. Avec son port en eau profonde ouvert à l’année, son aéroport international situé à moins de 15 kilomètres du centre-ville, ses réseaux autoroutier et ferroviaire étendus à l’ensemble du Canada et des États-Unis, Québec entretient des liens étroits avec les grands centres d’affaires du monde.
Plaines d’Abraham
Crédits - E8I2 - Plaines d’AbrahamLieu d’affrontement des empires français et anglais, le parc a été le théâtre de luttes dont l’issue, la Conquête de 1759, a changé le sort de l’Amérique. Au-delà de son passé historique, le parc est à Québec ce que Central Park est à New York et Hyde Park, à Londres : un parc urbain d’une valeur inestimable, une aire de verdure au cœur de la ville. C’est le 17 mars 1908 que la loi créant la Commission des champs de bataille nationaux reçoit la sanction royale pour conserver et mettre en valeur ce site unique au monde de par son étendue, sa situation géographique, son rôle historique et sa beauté.
Ville culturelle
Crédits - E8I3 - Ville culturelleQuébec est une grande ville culturelle. Elle est l’hôte de nombreuses productions théâtrales de grandes manifestations culturelles et l’hôte de plusieurs collections muséales d’envergure. De ce fait, elle contribue au rayonnement de la culture d’ici et d’ailleurs.
Drapeau de la ville de Québec
Crédits - E8I4 - Drapeau de la ville de Québec« D’azur au vaisseau voguant à pleines voiles d’or, à la bordure crénelée d’argent ». À l’instar des armoiries, le drapeau de la Ville de Québec arbore un vaisseau d’or, toutes voiles gonflées. Celui-ci rappelle la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain. Il représente aussi sa vocation maritime, avec son important port de mer. Les voiles gonflées symbolisent la fermeté et la vaillance de la population.
Les couleurs utilisées ont les significations héraldiques suivantes : l’or utilisé pour le bateau signifie la force, la foi, la justice, la richesse, la constance et l’éclat; l’argent de la bordure symbolise l’humilité, la pureté, la charité, la vérité et la victoire; l’azur employé pour le fond représente la souveraineté, la majesté, la sérénité, la bonne réputation, le savoir, la clarté et la loyauté. Cette couleur est également dominante dans les armoiries et souligne l’origine française des fondateurs de la ville.
La bordure crénelée rappelle que Québec est une ville fortifiée et que son fondateur venait aussi d’une ville fortifiée, Brouage, en Saintonge.
Patrimoine mondial de l’Unesco
Crédits - E8I5 - Patrimoine mondial de l’UnescoEn décembre 1985, l’Unesco (Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture) inscrit l’arrondissement du Vieux-Québec sur sa prestigieuse Liste du patrimoine mondial. Québec devient alors la seule ville au nord du Mexique à recevoir cet honneur en Amérique du Nord, et à figurer aux côtés de villes telles que Tunis, Le Caire, Damas, Jérusalem, Rome, Florence, Cracovie et Varsovie. Berceau de la civilisation française en Amérique, l’arrondissement historique du Vieux-Québec témoigne, par son architecture et ses paysages urbains, du rôle qu’a joué la ville à titre de capitale sous les Régimes français, britannique et au sein du Canada.
Fêtes du 400e anniversaire
Crédits - E8I6 - Fêtes du 400e anniversaireTout au long de l’année 2008, plusieurs activités commémorant les 400 ans de l’histoire de la ville de Québec ont eu lieu partout au Canada. C’est un anniversaire historique pour le Canada tout entier et pour l’Amérique du Nord. Pour 2008, le gouvernement du Canada a voulu redonner accès au fleuve à la population québécoise et canadienne en y créant différents espaces de découverte, d’activité, de sport et de loisirs et ce, en plein cœur de la ville. Il s’agit de la Baie de Beauport (un lieu très populaire pour la pratique de sports nautiques ou pour la baignade), la Pointe-à-Carcy (située dans le Port de Québec, c’est la porte d’entrée des bateaux de croisière), le Bassin Brown (un lieu historique lié aux activités portuaires) et Espace 400e (lieu principal des célébrations du 400e anniversaire situé dans le Bassin Louise).
RÉFÉRENCES DES IMAGES
E1I1
Donnacona
Poste Canada
E1I2
Maison longue
Conseil de la Nation Huronne-wendat
E1I3
Pêche à l'anguille
La pêche dans les estuaires
Photo © Musée canadien des civilisations,
Histoire du Canada en images,
Vol 65, no. 26
E1I4
Calumet de la paix
Pipe
1475-1525, 15e siècle ou 16e siècle
M4243
© Musée McCord
E1I5
Jacques Cartier
Musée Stewart
E1I6
Canot algonquin
Photo © Musée canadien des civilisations,
Artéfact 94-344 photo S. Darby,
Image S94-13219
E1I7
Astrolabe
Astrolabe de Champlain
Photo © Musée canadien des civilisations,
Artéfact 989-56-1, photo H. Foster,
1992, image S92-7972
E1I8
Perles de verre
Musée Stewart
E2I1
Commerce des fourrures
Scène de traite à Québec, 1628
Photo © Musée canadien des civilisations,
Collection Francis Back, photo H. Foster,
Image S96 25083; CD98- 144- 012
E2I2
Castor
Aimable autorisation de Inter-Livres
© Éditions Langlaude
E2I3
Écritoire
Étain et plomb
Trouvée sur le site de la seconde habitation
Collection archéologique du ministère de la Culture et des Communications du Québec
Photo : Ministère de la Culture et des Communications du Québec
E2I4
Verre
Verres, XVIIe siécle, trouvés sur le site de la seconde habitation
Photo © Musée canadien des civilisations,
Photo S. Darby, image S94-13,301,
Artéfact gracieuseté du ministère de la Culture et des Communications du Québec
E2I5
Pot de cuisson
Pot à cuire, XVIIe siècle, terre cuite à engobe vernissée
Photo © Musée canadien des civilisations,
Photo S. Darby, (à droite)
Reproduction de la Collection d’histoire vivante du Musée canadien des civilisations,
Image S94-13,313
Artéfact (à gauche) gracieuseté du ministère de la Culture et des Communications du Québec
E2I6
Louis-Esprit Hébert
Estampe : Louis Hébert semant
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-016952
E2I7
Ferme en 1627
La ferme du cap Tourmente, 1627
Photo © Musée canadien des civilisations,
Collection Francis Back, photo H. Foster,
Image S96 - 25076; CD98- 144- 005
E2I8
Portrait de Champlain
Archives de la Ville de Montréal
E2I9
Seconde habitation
La seconde habitation de Québec
Photo © Musée canadien des civilisations,
Photo S. Darby, image S94-13,241
E2I10
Scène de vie dans l’habitation
Scène dans la salle commune
d’habitation de Québec, 1627
Photo © Musée canadien des
civilisations,
Collection Francis
Back, photo H. Foster,
Image S96 25081; CD98- 144- 010
E3I1
Jean Talon
Estampe
Talon
Théophile Hamel
1850-1900, 19e siècle
M3811
© Musée McCord
E3I2
Filles du Roi
Aquarelle : L’arrivée des jeunes filles françaises à Québec, 1667
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-010688
E3I3
Radisson
Reproduction : Pierre Esprit Radisson.
Early French Fur Trader and Explorer
in New France
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-015497
E3I4
Carte à jouer et monnaie
Dessin : "Playing Card Money" (détail)
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-017059
E3I5
Corne à poudre
Musée Stewart
E3I6
Fusil
Photo : Parcs Canada / Jean Jolin
E3I7
Canon à couleuvrine
Musée Stewart
E3I8
Balles de fusil
Balles de mousquet, vers 1630
Photo © Musée canadien des civilisations,
Photo S. Darby,
Artéfact gracieuseté du ministère de la Culture et des Communications du Québec
E4I1
Carte de la Nouvelle-France
Musée Stewart
E4I2
Traité de Paris
Archives du Ministère des affaires étrangères, France
E4I3
Guy Carleton / Lord Dorchester
Peinture : Le général sir Guy Carleton
© Gouvernement du Canada
Source: Bibliothèque et Archives Canada/C-002833
E4I4
Palais de l’Intendant
Gravure : Vue du Palais de l’Intendant (Québec)
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-000360
E4I5
Construction navale
Aquarelle : Québec vue depuis la pointe de Lévy
Source : Bibliothèque et Archives Canada/e006078782
E4I6
Page de La Gazette de Québec
Journal : Édition du 21 juin 1764 de la Quebec gazette (Gazette de Québec)
Source : Bibliothèque et archives Canada/La gazette de Québec/nlc-12549
E5I1
Calèche
Aquarelle : Calèche descendant une côte à Québec, au Bas-Canada
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-040288
E5I2
Uniformes de 1791
Habit
Vers 1795, 18e siècle
M20518
© Musée McCord
E5I3
William Price
Collection Société d’archives Sagamie
E5I4
Bateau poussant du bois sur le Saint-Laurent
Aquarelle : Vue de la citadelle à Québec le soir
Source : Bibliothèque et Archives Canada/C-000859
E5I5
Voltigeurs
Voltigeurs canadiens en
marche, 1813,
Reconstitution
par G. E. Embleton.
© Parcs
Canada
E5I6
Soldat britannique
Photo : René Chartrand
E6I1
Incendie de la ville de Québec
Estampe
Vue de Québec, Canada, depuis
la rivière Saint-Charles,
montrant
la conflagration du 28 juin 1845 (...).
John Murray
1845, 19e siècle
M778
© Musée McCord
E6I2
Camion d’incendie
Estampe
Camion d’incendie fonctionnant à
la vapeur
John Henry Walker (1831-1899)
Vers 1860-1870, 19e siècle
M930.50.1.164
© Musée McCord
E6I3
Château Frontenac
Photo : Château Frontenac
Source : Bibliothèque et Archives
Canada
Crédit : John
Woodruff
PA- 020827
E6I4
Escalier Casse-Cou
Photo :
L’escalier casse-cou, Québec, vers 1870
Louis Prudent Vallée
Vers 1870, 19e siècle
MP- 0000.321.2
© Musée McCord
E6I5
Terrasse Dufferin
Photo : Inauguration de la
terrasse Dufferin,
à Québec,
1879
Source : Bibliothèque et Archives
Canada
Crédit : Jules-Ernest
Livernois
PA- 118201
E6I6
Octave Crémazie
Photo :
Joseph Octave Crémazie
Source : Bibliothèque et Archives
Canada
Crédit : Canada. Patent
and Copyright Office
C- 006717
E6I7
Port de Québec
Photo : Port de la ville de Québec, QC,
vers 1870
Livernois
Vers 1870, 19e siècle
MP- 1984.107.40
© Musée McCord
E7I1
Monteur d’acier autochtone
Source : Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
E7I2
L’escalier Lépine
Archive ville de Québec
E7I3
Pont de Québec
Pont de Québec
Communauté métropolitaine de Québec
E7I4
Château Frontenac
Fairmont Le Château Frontenac
E7I5
Conférence de 1943 et 1944
Photo : Rt. Hons. W. L. Mackenzie King and Winston Churchill with President Franklin D. Roosevelt and the British and American Chiefs of Staff during the Quadrant
Conference
Source : Bibliothèque et
Archives Canada
Crédit : Harry
Rowed
Fonds de l’Office
national du film
PA- 183423
E7I6
L’industrialisation de la ville
Photo de la foule lors de la Saint-Jean Baptiste (1921).
Archives de la ville de Québec, collection de documents iconographiques.
E8I1
Carrefour économique
http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Quebec_city-satellite_image.jpg
Image prise du statellite Landsat
Archive de la NASA
E8I2
Plaines d’Abraham
E8I3
Ville culturelle
E8I4
Drapeau de la ville de Québec
Ville de Québec
E8I5
Patrimoine mondial de l’Unesco
Québec vu de la marina
Photo : Juan Manuel Martinez
E8I6
Fêtes du 400e anniversaire
Photo : Ben Gauthier