Le grand secret de Kebec
Dans la cave voÛtÉe
Description
L’ascenseur s’ouvre dans une cave voûtée sous les remparts entourant la ville de Québec. Il fait sombre et trois portes donnent accès à différentes époques : 1663, 1665 et 1759.
Tu ramasses la monnaie de carte. La première porte est entrouverte et tu la franchis.
Monnaie de carte
Les administrateurs de la Nouvelle-France doivent compter sur l’arrivée d’argent de France pour payer les fonctionnaires, les fournisseurs, les soldats et les commis. Or, quand le bateau n’arrive qu’en fin de saison, cela donne lieu à beaucoup de confusion, et plus encore quand il n’arrive pas du tout. En 1685, l’intendant Demeulle invente une sorte de monnaie de papier afin de faire face aux dépenses. Il inscrit divers montants sur des cartes à jouer et il y appose sa signature. Dès que le navire du roi arrive, il rembourse en espèces la monnaie de carte.
La place publique
Description
La porte s’ouvre sur la place publique. On y retrouve une forge servant à réparer divers objets (outils, matériel agricole, armes, etc.). À la fenêtre de la boulangerie, on peut apercevoir une miche de pain chaude.
Une jeune femme t’adresse la parole dès ton entrée sur la place publique.
Dialogue
Fille du Roi
« Tu te sentiras bien ici, avec nous…et à l’abri! Non seulement avons-nous le fort à la Haute-ville pour nous protéger, mais bientôt nous aurons nos fortifications. À l’intérieur des remparts, nous serons autosuffisants. Toutes ces marchandises, les colons peuvent se les offrir avec l’argent gagné grâce à leur dur labeur, mais aussi, s’il leur manque des pièces, en échanges de fourrures ou d’autres marchandises. »
Miche de pain
« Chaque matin, je parfume la ville de cette douce odeur qui rappelle des souvenirs de la France aux gens d’ici. Cette ville a le sens des traditions, mais elle est aussi tournée vers l’avenir. Elle se modernise rapidement. Cours au champ de bataille. En échange d’un morceau de pain, le corbeau te mènera vers l’objet de ta quête. »
Filles du Roi
Femmes en âge de se marier dont le roi favorise la migration en Nouvelle-France de 1663 à 1673. Le gouvernement français et les communautés religieuses tentent de corriger la disproportion entre les hommes et les femmes dans les colonies. Au Canada, même si les premières femmes commencent à arriver dans les années 1630, seules les quelque 800 qui débarquent au cours des 11 premières années du gouvernement royal sont appelées « filles du Roi ». Pourvues d’un trousseau et, dans certains cas, d’une petite dot, presque toutes se marient rapidement.
Forge
Les artisans du fer qui s’installent dans les villes et les campagnes sous le régime français sont serruriers, armuriers, cloutiers, couteliers, taillandiers, maréchaux-ferrants ou forgerons. Ils s’occupent surtout de la réparation des armes et des outils dans les forts de défense et de traite, ainsi que de tous les objets de serrurerie et autres produits de quincaillerie nécessaires à l’habitation.
Boulangerie
Au début de la colonisation du Canada, le pain est cuit dans des fours à pain à la maison. À mesure que grossissent les villes, de petites boulangeries voient le jour pour répondre aux besoins des colons.
Cheval
Le cheval a été introduit en Nouvelle-France en 1636 par le gouverneur Montmagny. Puis le roi Louis XIV aurait envoyé une douzaine de chevaux. De 1665 à 1763, la population de chevaux, en Nouvelle-France, passe de quelques-uns à plus de 10 000 bêtes. Jusqu’à la fin du régime français, en 1760, seuls les chevaux envoyés par la France se reproduisent dans la colonie.
Dans la cave voÛtÉe
Description
Tu retournes ensuite dans la cave voûtée et tu entres par la porte 1759.
La bataille des plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759
Description
Tu te retrouves sur les remparts avec une vue sur les plaines d’Abraham. De là, tu peux apercevoir trois canons français.
Près d’un canon, un corbeau t’attend. Tu lui donnes ton pain. Tu peux alors saisir le canon qui te donnera accès au bureau de Jean Talon.
Dialogue
Petit canon français
« Cinq ans de guerre et puis BOUM! En 15 minutes, tout était fini. Ils nous ont surpris en accostant plus haut sur le fleuve et en nous attaquant par derrière. Devant 29 000 hommes armés, Montcalm ne pouvait pas faire grand-chose! Bien que nous ayons craché nos boulets de canon, les deux généraux sont morts aux champs de bataille. »
Près de ce canon, un corbeau t’attend.
Corbeau
« J’ai survolé tant de drames et de guerres dans ma vie. Au cœur des champs de bataille, la mort sort de la bouche de ce redoutable animal d’acier. Si tu veux le montrer à Jean Talon et lui prouver que les menaces d’invasion de cette terre étaient sérieuses, donne-moi ce que tu possèdes! »
Tu lui donnes ton pain et tu retournes ensuite dans la cave voûtée.
Plaines d’Abraham
La bataille des plaines d’Abraham a eu lieu le 13 septembre 1759 aux portes de Québec, sur une étendue de terrain qu’on croit avoir été nommée en l’honneur d’Abraham Martin. Une puissante force britannique, sous les ordres du major général James Wolfe, remonte le Saint-Laurent pour s’emparer de Québec. Les tirs nourris de l’infanterie anglaise désamorcent l’attaque des Français, qui battent en retraite dans le désordre. Wolfe et Montcalm sont blessés mortellement. Québec capitule le 18 septembre 1759.
Soldat français
L’armée française était sous la gouverne de Louis-Joseph de Montcalm, officier militaire (Candiac, France, 28 février 1712 - Québec, 14 septembre 1759). Il arrive à Québec le 13 mai 1756. Le 20 octobre 1758, il est promu au grade de lieutenant général, le deuxième degré dans la hiérarchie militaire française. En 1759, l’armée anglaise arrive devant Québec, et le matin du 13 septembre, Montcalm lance précipitamment ses troupes au combat. Il est gravement atteint et meurt le lendemain matin.
Soldat anglais
James Wolfe, officier anglais, est le commandant de l’expédition britannique qui a réussi à s’emparer de Québec, en 1759 (Westerham, Angleterre, 2 janvier 1727 ou 1728 — Québec, 13 septembre 1759). Figure légendaire de l’histoire canadienne, Wolfe est surtout connu comme le vainqueur de Montcalm en 1759, victoire qui marque le début du régime britannique au Canada.
Canon français
La bataille de 1759 n’était pas la première à survenir entre Anglais et Français à Québec. En 1690, la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre sont en conflit. Le 16 octobre 1690, des navires anglais mouillent devant la ville. Un émissaire est dépêché pour demander au gouverneur Frontenac la reddition de la colonie. Frontenac prononce alors sa phrase célèbre qui restera gravée dans l’histoire du pays : « Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil! ».
Dans la cave voÛtÉe
Description
Tu te retrouves à nouveau dans la cave voûtée sous les remparts entourant la ville de Québec. Tu entres par la porte 1665.
Le bureau de Jean Talon
Description
Tu te retrouves dans le bureau de Jean Talon qui est à l’image d’un bureau d’homme d’affaires de l’époque. Jean Talon est assis à son bureau et t’adresse la parole.
Dialogue
Jean Talon
« À mon arrivée, on ne dénombrait que 4 300 âmes. Mais mon idée de faire venir des filles du roi a porté fruits. La plupart des filles se sont mariées dans les jours suivants leur sortie du bateau. J’ai aussi fait ce qu’il fallait pour donner des emplois aux hommes. Le canon que tu me montres me prouve que mon plan a peut-être trop bien fonctionné! En développant les richesses de cette terre, on a attisé la convoitise de la couronne anglaise! »
Jean Talon
Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France de 1665 à 1668 et de 1669 à 1672 (baptisé à Châlons-sur-Marne, France, 8 janv. 1625 ou 1626 - France, 24 nov.1694). Talon se révèle un serviteur déterminé, énergique et ingénieux du roi et de son ministre, Jean-Baptiste Colbert.
Construction navale
Le premier navire de mer est construit à Québec en 1663. L’ intentant Hocquart donnera son élan à cette industrie en établissant un chantier naval royal sur la rivière Saint-Charles en 1739, ce qui fera de Québec la succursale de l’arsenal de Rochefort.
Fin de l’Étape 3
Bravo! Tu as terminé la troisième étape de ta grande quête.
Canon français : la fête remplacera la guerre
Pour revoir les faits historiques que tu as appris jusqu’à maintenant, n’oublie pas de consulter le livre.
Pour en découvrir davantage sur « Le Grand secret de Kebec », passe à l’étape 4.