Le monastère des Ursulines
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Monument de Marie de l’Incarnation. Cette sculpture de bronze par Émile Brunet est érigée en 1942, afin de commémorer le troisième centenaire de l'arrivée en Nouvelle-France de mère Marie de l'Incarnation, fondatrice des Ursulines. |
En 1972, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada reconnaît le monastère des Ursulines de Québec à titre de lieu d’importance historique nationale pour ses valeurs tant historique qu’architecturale.
Depuis le tout début de la Nouvelle-France, la communauté des Ursulines est associée au sort de Québec et de l’Amérique française. C’est en 1639, sous la direction de Madame de la Peltrie (1603-1671) et de Marie de l’Incarnation (Marie Guyart, 1599-1672), que la communauté arrive à Québec pour établir une maison vouée à l’éducation des jeunes filles tant françaises qu’amérindiennes. Ce rôle leur réussit si bien que la communauté rayonnera au Québec et à l’étranger.
En 1641-1642, elles font construire un premier monastère sur le site qu’elles occupent toujours aujourd’hui. Depuis ce temps, d’importants travaux se sont succédés, au gré des incendies, des reconstructions et des agrandissements. S’il ne reste rien des deux premiers monastères en bois (1641-1650 et 1651-1686), trois ailes construites en pierre à la fin du 17e siècle subsistent toujours. Plusieurs éléments architecturaux d’époque, dont la forme du toit, la charpente, les cheminées, la quincaillerie architecturale même, forment l’ensemble de vestiges architecturaux des années 1670-1720 le plus important au Canada. Le retable de la chapelle, un chef-d’œuvre sculpté par les Levasseur vers 1730, contribue également à la valeur architecturale de l’ensemble.
Au cours du 19e siècle, les agrandissements successifs, effectués pour faire face aux besoins croissants, ont eux aussi subi peu de modifications, conservant leur caractère d’origine. Ces rajouts font du monastère un des plus grands ensembles de bâtiments conventuels construits au Canada avant 1880.