Les forts et châteaux Saint-Louis
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Lieu historique national du Canada des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis. |
En 2001, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) reconnaît le site des forts et châteaux Saint-Louis à titre de lieu d’importance historique nationale. Il fait partie du système défensif de Québec et a accueilli le siège du pouvoir exécutif pendant plus de deux siècles, servant de résidence à la majorité des gouverneurs de la période coloniale. Ensemble archéologique recouvert partiellement par la terrasse Dufferin, le site fait partie du lieu historique national des Fortifications-de-Québec.
Situés sur un promontoire qui en font un haut-lieu défensif et rehaussés par des aménagements urbains qui renforcent leur caractère de symbole du pouvoir royal, quatre forts et deux châteaux vont se succéder sur le site. Les deux premiers forts, construits par Champlain (personne désignée par la CLMHC en 1929) en 1620 et en 1626, vont laisser place en 1636 au fort et au château de Montmagny. En 1694, Frontenac reconstruit l’ensemble. Se rajoute en 1784 un édifice que le gouverneur Haldimand fait bâtir en bordure de la place d’Armes, à l’emplacement de l’ancien rempart du fort Saint-Louis; en 1811, le gouverneur Craig rénove le château Saint-Louis. Ce dernier, incendié en 1834, laisse place à la terrasse Durham, rebaptisée Dufferin en 1879. En 1892, le château Haldimand, devenu l’école normale Laval, est démoli pour faire place à l’hôtel château Frontenac.
De 1620 à 1838, les châteaux servent de siège administratif, politique et militaire de la colonie. Entourés de dépendances et de jardins, ils sont au cœur de la vie culturelle et mondaine de Québec, les gouverneurs y recevant visiteurs et invités. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs reconnus par la CLMHC : James Murray en 1955, ainsi que Louis de Buade, comte de Frontenac, Guy Carleton, Frederick Haldimand et John George Lambton, comte de Durham, en 1974-1975.
Depuis le début des années 1980, d’importantes fouilles archéologiques ont été réalisées sous la terrasse Dufferin. Ces recherches ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges et artefacts qui témoignent de l’occupation des forts et châteaux Saint-Louis.