La maison Maillou

Maison Maillou

© Parcs Canada / J. Beardsell

En 1958, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) reconnaît la maison Maillou à titre de lieu d’importance historique nationale pour ses valeurs historique et architecturale, considérant qu’elle illustre l’architecture française, que des personnalités l’ont habitée et qu’elle témoigne d’une présence militaire à Québec. Partie du lieu historique national des Fortifications-de-Québec, elle se voit attribuer en 1990 le statut d’édifice classé par le Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine.

En 1736, Jean-Baptiste Maillou se fait construire une maison en pierre à un étage. Habitation de prestige, elle est propriété par la suite de plusieurs membres de l’élite. Reflétant la richesse de ses propriétaires, la maison urbaine et cossue est rehaussée d’un étage en 1767 puis agrandie en 1799. Au sein d’un voisinage immobilier urbain représentatif du XIXe siècle, la maison Maillou témoigne éloquemment de la tradition française en architecture domestique.

Entre 1760 et 1764, le Conseil militaire, qui administre la région, y siège. Acquise par l’armée britannique en 1815, l’Intendance y installe son bureau chef, en faisant le dépôt de la « caisse militaire » et la résidence d’officiers. Au départ des troupes britanniques en 1871, elle devient le siège de la milice et de l’armée canadienne.

En 1958, la CLMHC, jugeant qu’elle fait partie des dix bâtiments canadiens devant être préservés pour leur importance architecturale, en recommande la restauration. Dans un contexte où la sensibilité patrimoniale prend de l’importance et où, suite au rapport Massey, un nouveau mandat est dévolu à Parcs Canada, il s’agit d’une première restauration d’habitation désignée pour sa valeur architecturale. Complétée en 1960, c’est aussi une première contribution fédérale marquante au chantier qui s’amorce, la restauration du Vieux-Québec.