Les Hurons-Wendats, Ignace-Nicolas Vincent Tsawenhohi et l'Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake

Crédit : Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec.  Nicholas Vincent Isawanhonhi.  Charles Hullmandel d'après Edward Chatfield.  Vers 1825.  Idra Labrie Perspective, photographe. No 1993.24906

En 1996, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) reconnaît l'importance historique nationale de la dispersion des Hurons-Wendats et leur établissement définitif à Jeune-Lorette vers 1697.

Au début du 17e siècle, les Hurons, qui se désignent eux-mêmes comme Wendats ou « insulaires », vivent dans la région des Grands Lacs. Là, ils forment une nation, répartie en 20 à 25 villages où ils pratiquent l'agriculture, la pêche et la chasse. Établis au carrefour des routes d'échanges, les Wendats deviennent des intermédiaires indispensables dans le commerce des fourrures et les principaux fournisseurs des Français. Leur position stratégique suscite la convoitise. Pendant plus de dix ans, les Iroquois, soutenus par les Hollandais, vont tenter de perturber le commerce et d'élargir leurs sources d'approvisionnement en fourrures. En 1650, finalement vaincus, les Hurons-Wendats se dispersent. Un groupe se réfugie à Québec et, en 1697, s'établit définitivement sur ce qui deviendra le Vieux-Wendake.

La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a aussi reconnu d'autres apports de cette communauté Wendate à l'histoire canadienne. En 1999, elle a désigné le Vieux-Wendake comme arrondissement historique de même que le grand-chef Ignace-Nicolas Vincent Tsawenhohi (1769-1844), en 2000, à titre de personnage d'importance historique national. Grand-chef de 1811 à 1844, Tsawenhohi ou « l'homme qui voit clair » a été un homme politique respecté et un diplomate réputé qui a fait valoir les droits territoriaux de sa nation. Il a été apprécié pour son action ainsi que sa connaissance des lois, des coutumes et des traditions amérindiennes, léguant un fort sentiment de fierté à sa communauté.