La cathédrale anglicane Holy Trinity
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La cathédrale anglicane Holy Trinity et Place d'Armes, Québec Crédit : Millicent Mary Chaplin Fonds, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d'acquisition C-000825 |
En 1989, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada reconnaît la cathédrale épiscopale de la Sainte-Trinité à titre de lieu d’importance historique nationale pour ses valeurs historique et architecturale.
L’une des premières cathédrales anglicanes construites hors des îles britanniques, elle répond à la volonté de la royauté de marquer l’établissement de l’Église d’Angleterre au Canada. C’est pourquoi le roi George III, chef de l’Église anglicane, fait don d’objets de culte et qu’on lui réserve un banc spécial dans l’église. C’est également pour ces raisons que la cathédrale épiscopale est érigée à un endroit proéminent de la capitale coloniale : point de mire à la haute-ville par sa monumentalité, l’édifice est doté d’un clocher qui restera longtemps la plus haute structure de la ville. Située à proximité de la chapelle incendiée des Récollets en 1796, là où la communauté anglicane tenait ses offices religieux depuis la Conquête, sa construction participe d’ailleurs à l’agrandissement et au réaménagement de la place d’Armes.
Érigé entre 1800 et 1804, l’édifice introduit au Canada un modèle architectural britannique, le style palladien. Ses architectes, les officiers William Robe et William Hall, prennent pour modèle l’église londonienne Saint-Martin-in-the-Fields, achevée en 1726, tout en l’adaptant et le simplifiant. De forme rectangulaire en pierre grise, l’église comporte une nef en trois parties avec galeries latérales et est dotée d’une « salle auditorium ». Exemple raffiné de l’architecture palladienne, qu’illustrent le fronton, l’arcade et les pilastres ioniques, cette brillante réalisation est demeurée intacte dans une large mesure et a influencé grandement l’architecture canadienne, notamment les travaux de François Baillairgé.
