Fortifications de Québec

Ancienne Porte du Palais, Québec, aquarelle de James Pattison Cockburn, 1829

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, numéro d'acquisition R9266-118 Collection de Canadiana Peter Winkworth

Les Fortifications de Québec sont désignées en 1948 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) à titre de lieu d’importance historique nationale. En 2000, la Commission précise que ce lieu commémore le système défensif mis en place à Québec, principale place forte du Canada à l’époque coloniale, et qu’il englobe l’ensemble du système défensif.

La dimension défensive fait partie intrinsèque de l’histoire de Québec. Dès 1608, l’Abitation de Champlain (personne désignée par la CLMHC en 1929) comporte des éléments défensifs. En 1620, Champlain aménage en Haute-ville le fort Saint-Louis. Sous le Régime français, quatre enceintes sont érigées en Haute-ville en tout ou en partie pour remplacer la première palissade de 1690 : en 1693, en 1701 et en 1712 puis en 1745 alors que Chaussegros de Léry (personne désignée en 2006), complète son enceinte amorcée en 1720. Après la conquête britannique, une citadelle temporaire est érigée entre 1779 et 1783 et des améliorations aux fortifications sont réalisées entre 1786 et 1812. La citadelle actuelle est bâtie entre 1820 et 1832 et le système est complété par les forts de la rive-sud, construits entre 1865 et 1871. Devenues surannées en 1871, les fortifications sont préservées grâce notamment à lord Dufferin (personne désignée en 1975).

Conditionnant l’organisation et le développement de la ville, le système défensif comprend, outre les fortifications et ouvrages défensifs, les structures associées aux troupes chargées de les défendre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des murs. Seule ville fortifiée en Amérique du Nord, le système défensif contribue à l’identité même de la cité, sa présence étant l’une des raisons de l’inscription de Québec sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985.

Les fortifications de Québec intéressent la CLMHC dès 1920. Différentes composantes sont reconnues d’importance historique nationale, soit les tours Martello et les forts de Lévis (1920), la Citadelle (1946), la maison Maillou (1958), le parc Montmorency (1966), un logis d’officiers (1969), le manège militaire (1986), le Cercle de la garnison (1999) ainsi que les forts et châteaux Saint-Louis (2002). Pour sa part, le Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine a classé ou reconnu 45 éléments de cet ensemble comme d’intérêt patrimonial.